Amélioration de l'indemnisation du chômage et du chômage partiel dans le cadre de la politique contractuelle.
Dans le prolongement des accords de Grenelle et de la politique contractuelle de la Nouvelle Société, un accord national interprofessionnel est signé en février 1970 pour renforcer l'indemnisation du chômage. L'accord améliore les conditions d'indemnisation du chômage partiel (réduction temporaire d'activité), augmente les allocations journalières, et élargit les catégories de bénéficiaires. Il prépare le terrain pour l'accord du 14 octobre 1974 créant la garantie de ressources licenciement, qui assurera aux salariés licenciés 90 % de leur salaire brut pendant un an. Cet accord s'inscrit dans la dynamique de renforcement de la protection sociale portée par Chaban-Delmas et Delors. L'UNEDIC, organisme paritaire créé en 1958, voit son rôle renforcé dans la gestion du système d'assurance chômage. À cette époque, le chômage est encore très faible en France (environ 2,5 % de la population active), et ces améliorations semblent facilement finançables par les cotisations. Le choc pétrolier de 1973 et la montée du chômage de masse mettront ces acquis à l'épreuve.
Le chômage est très faible (2,5 %) en pleine période des Trente Glorieuses. L'UNEDIC gère un système excédentaire. La politique contractuelle de Chaban-Delmas pousse à améliorer la protection sociale par la négociation.
Reforme
Indemnisation chômage renforcée
février 1970
Aucun effet de bord documente
« Bâtir une « nouvelle société » plus juste, fondée sur la participation et le dialogue social »
Source : Discours de la Nouvelle Société, 16 septembre 1969
Écart entre promesse et réalisation
S'inscrit dans la logique contractuelle annoncée par Chaban-Delmas.
Renforcement de la protection des salariés en cas de chômage partiel, limitant les pertes de revenu en période de ralentissement
Système conçu pour un chômage frictionnel, devenu financièrement insoutenable avec l'arrivée du chômage de masse après 1974
L'amélioration de l'indemnisation du chômage a renforcé le filet de sécurité social français, protégeant les travailleurs contre l'insécurité économique et contribuant à la cohésion sociale.
Des allocations chômage trop généreuses réduisent l'incitation au retour à l'emploi et alourdissent le coût du travail par les cotisations, pénalisant l'emploi à long terme.
UNEDIC — Historique de l'assurance chômage
ANI sur l'indemnisation du chômage partiel, février 1970
Vie-publique.fr — Indemnisation chômage renforcée
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources