Revalorisation de l'apprentissage et de l'enseignement professionnel, avec création du bac professionnel rénové.
Le gouvernement Cresson engage une réforme de l'apprentissage et de la formation professionnelle visant à revaloriser les filières techniques et professionnelles, traditionnellement dévalorisées dans le système éducatif français. La loi du 17 janvier 1992 modernise le statut de l'apprenti, améliore sa rémunération et renforce l'encadrement pédagogique. Le gouvernement encourage le développement de l'apprentissage dans l'enseignement supérieur et crée des sections d'apprentissage dans les IUT et les écoles d'ingénieurs. Cresson, sensibilisée par son expérience d'élue locale à Châtellerault (ville industrielle), insiste sur la nécessité de rapprocher l'école et l'entreprise. Le nombre d'apprentis, en déclin depuis les années 1970, est stabilisé autour de 220 000. Cette politique sera prolongée par la loi quinquennale sur l'emploi de 1993 puis par les réformes successives de l'apprentissage.
L'apprentissage est en déclin en France depuis les années 1970, contrairement à l'Allemagne où il reste le principal mode de formation initiale. Le chômage des jeunes atteint 20 % en 1991. La France manque de techniciens et d'ouvriers qualifiés.
Reforme
Réforme apprentissage Cresson
janvier 1992
Aucun effet de bord documente
Stabilisation du nombre d'apprentis après des années de déclin, avec un début de revalorisation de la filière
Résultats limités face à la dévalorisation culturelle persistante des filières professionnelles dans la société française
Revaloriser l'apprentissage est indispensable pour lutter contre le chômage des jeunes et combler le déficit de qualifications techniques. Le modèle allemand montre qu'un apprentissage fort réduit le chômage des jeunes. [Donnees factuelles : Stabilisation du nombre d'apprentis après des années de déclin, avec un début de revalorisation de la filière : 215000 → 220000 apprentis.]
Les réformes successives de l'apprentissage échouent car elles ne s'attaquent pas au problème culturel profond : en France, la voie professionnelle reste une voie de relégation pour les élèves en échec scolaire, contrairement à l'Allemagne.
Rapport DARES, Ministere du Travail
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources