Réduction de 3 % de l'impôt sur le revenu et allègement de la fiscalité directe dans la logique de l'économie de l'offre.
Les lois de finances pour 1987 et 1988 réduisent l'impôt sur le revenu dans la logique de l'économie de l'offre inspirée du modèle reaganien. Le taux marginal supérieur est abaissé et une réduction générale de 3 % est appliquée. Simultanément, le gouvernement allège l'impôt sur les sociétés, supprime l'IGF et réduit les droits de succession. Ces mesures sont financées par une augmentation de la TVA (passage de 18,6 % à 18,6 % maintenu, mais reclassement de certains produits) et par les recettes de privatisations. La philosophie sous-jacente est celle de l'offre : la baisse de la fiscalité doit stimuler l'investissement, l'épargne et la création d'entreprise, et donc l'emploi. Les critiques pointent que ces baisses d'impôt bénéficient principalement aux ménages aisés et aux entreprises, sans effet notable sur le chômage. Le déficit budgétaire est contenu grâce aux recettes exceptionnelles de privatisations, masquant le coût structurel des baisses d'impôt.
Le taux marginal de l'IR atteint 65 % après les majorations de la gauche. La droite, influencée par les expériences Reagan et Thatcher, prône la baisse de la pression fiscale comme moteur de la croissance. Le chômage reste supérieur à 10 %.
Reforme
Baisse IR 1986-1987
décembre 1986
Aucun effet de bord documente
« Baisser les impôts pour libérer l'initiative et relancer l'économie (programme RPR-UDF 1986) »
Source : Plateforme commune RPR-UDF, « Gouverner ensemble », 1986
Écart entre promesse et réalisation
Promesse partiellement tenue : les baisses sont réelles mais modestes, contraintes par la nécessité de maîtriser le déficit.
Léger regain du pouvoir d'achat pour les contribuables à l'IR, estimé à 0,5 % en moyenne
Taux marginal supérieur de l'IR ramené de 65 % à 56,8 %, rapprochant la France de la moyenne européenne
Les baisses d'impôt bénéficient principalement aux ménages les plus aisés, creusant les inégalités fiscales
Pas d'effet significatif sur le taux de chômage qui reste au-dessus de 10 %
La baisse de la fiscalité est le meilleur moyen de relancer l'économie. Quand l'État prélève moins, les ménages consomment plus et les entreprises investissent davantage. L'expérience américaine sous Reagan a démontré l'efficacité de cette approche. [Donnees factuelles : Taux marginal supérieur de l'IR ramené de 65 % à 56,8 %, rapprochant la France de la moyenne européenne : 65 → 56.8 %.]
Les baisses d'impôt profitent aux plus riches et privent l'État des moyens nécessaires aux services publics et à la solidarité. En période de chômage massif, la priorité devrait être la redistribution et l'investissement public, pas les cadeaux fiscaux. [Donnees factuelles : Pas d'effet significatif sur le taux de chômage qui reste au-dessus de 10 % : 10.2 → 10 %.]
Loi de finances pour 1987 — Mesures relatives à l'impôt sur le revenu
Cour des comptes — Rapport sur les prélèvements obligatoires 1986-1988
Vie-publique.fr — Baisse IR 1986-1987
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources