Dispositif encourageant la préretraite et la réduction du temps de travail en échange d'embauches compensatoires.
Les contrats de solidarité, créés par ordonnance du 16 janvier 1981, sont des accords entre l'État et les entreprises visant à favoriser l'emploi par le partage du travail. Ils se déclinent en deux volets : le « contrat de solidarité préretraite », qui permet le départ anticipé de salariés âgés avec maintien partiel de leur rémunération (à la charge de l'État et de l'entreprise) en échange de l'embauche de jeunes ; et le « contrat de solidarité réduction du temps de travail », qui finance une partie du coût de la réduction de la durée hebdomadaire du travail en contrepartie d'embauches proportionnelles. Ces dispositifs, novateurs dans leur conception, inaugurent la logique du partage du travail qui sera reprise et amplifiée par les gouvernements suivants (préretraites sous Mitterrand, lois Aubry sur les 35 heures). Leur impact sur l'emploi reste modeste, environ 50 000 contrats signés avant le changement de majorité.
Le chômage dépasse 1,7 million de personnes fin 1980. Face à l'échec des politiques traditionnelles de lutte contre le chômage, le gouvernement explore de nouvelles voies fondées sur le partage du travail entre générations et la réduction du temps de travail.
Reforme
Contrats de solidarité
janvier 1981
Environ 50 000 contrats de solidarité signés, permettant des embauches compensatoires de jeunes
Coût élevé pour les finances publiques par rapport au nombre d'emplois créés
Effets d'aubaine : certaines entreprises utilisent le dispositif pour financer des départs qui auraient eu lieu de toute façon
Inauguration de la logique de préretraite comme outil de politique de l'emploi, qui sera massivement utilisée dans les années 1980-1990
Le partage du travail entre générations est une piste innovante pour lutter contre le chômage, en facilitant la sortie des seniors et l'entrée des jeunes sur le marché du travail. [Donnees factuelles : Environ 50 000 contrats de solidarité signés, permettant des embauches compensatoires de jeunes : 0 → 50000 contrats.]
Le partage du travail est une illusion économique fondée sur l'idée fausse que la quantité de travail est fixe. Les préretraites sont coûteuses et n'améliorent pas la compétitivité.
Ordonnance du 16 janvier 1981 portant création des contrats de solidarité
DARES — Bilan des contrats de solidarité 1981-1983
Vie-publique.fr — Contrats de solidarité
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources