Création de Bpifrance, banque publique d'investissement regroupant OSEO, CDC Entreprises et FSI pour soutenir les PME et l'innovation.
La loi du 31 décembre 2012 crée la Banque publique d'investissement (BPI), opérationnelle sous le nom Bpifrance à partir de 2013. Elle regroupe trois entités existantes : OSEO (soutien aux PME), CDC Entreprises (filiale d'investissement de la Caisse des dépôts) et le Fonds stratégique d'investissement (FSI). Bpifrance dispose d'une force de frappe de 42 milliards d'euros en prêts et 12 milliards en fonds propres. Son objectif est de pallier les défaillances du marché dans le financement des entreprises, en ciblant les PME, les ETI, l'innovation et la transition écologique. Codirigée par l'État et la Caisse des dépôts, elle est présente dans chaque région via des directions régionales. Bpifrance est rapidement devenue un acteur majeur du financement de l'économie française, soutenant plus de 90 000 entreprises par an. Sa création est saluée comme l'une des réformes structurelles les plus réussies du quinquennat Hollande, y compris par des observateurs de droite.
La crise financière de 2008 a mis en lumière les difficultés d'accès au crédit des PME et ETI françaises. Le dispositif public de soutien aux entreprises était fragmenté entre plusieurs organismes aux missions parfois redondantes.
Reforme
Création Bpifrance
décembre 2012
« Engagement n° 1 : « Je créerai une Banque publique d'investissement » »
Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012
Écart entre promesse et réalisation
Promesse tenue fidèlement et rapidement, Bpifrance est opérationnelle dès 2013.
Plus de 90 000 entreprises soutenues par an via prêts, garanties et investissements en fonds propres
Rationalisation de l'offre publique de financement, guichet unique pour les entrepreneurs
Risque de concurrence déloyale avec les acteurs privés du financement et d'effet d'éviction
Bpifrance a joué un rôle crucial comme amortisseur lors de la crise COVID-19 en 2020, distribuant massivement les PGE (prêts garantis par l'État)
Bpifrance comble une défaillance de marché réelle : les PME et ETI françaises souffrent d'un accès au financement inférieur à celui de leurs homologues allemandes. La rationalisation de l'offre publique et la création d'un guichet unique sont des gains d'efficacité indéniables. L'institution a fait ses preuves lors de la crise COVID. [Donnees factuelles : Plus de 90 000 entreprises soutenues par an via prêts, garanties et investissements en fonds propres : 0 → 90000 entreprises/an.]
Bpifrance risque de devenir un outil de politique industrielle dirigiste, subventionnant des entreprises non viables et faussant la concurrence. L'État investisseur a un bilan historique mitigé en France. La gouvernance partagée entre État et CDC crée des conflits d'intérêts potentiels.
Bpifrance — Rapport d'activité 2016
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources