Compression des dépenses publiques et augmentation des recettes fiscales pour réduire le déficit budgétaire aggravé par la relance de 1975.
Dans le prolongement du plan d'austérité de septembre 1976, le gouvernement Barre présente un budget rectificatif comportant des coupes significatives dans les dépenses publiques et des hausses de fiscalité. Les principales mesures comprennent : le gel de certaines dépenses de fonctionnement de l'État, le report d'investissements publics non prioritaires, l'augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), le relèvement de certains droits de timbre, et le renforcement du contrôle des dépenses ministérielles. L'objectif est de ramener le déficit budgétaire de 2 % du PIB (hérité de la relance Chirac) à moins de 1 %. Ce plan d'économies est le premier d'une série de mesures d'assainissement qui caractériseront les trois gouvernements Barre.
Le plan de relance Chirac de 1975 a creusé le déficit budgétaire. Barre considère que l'assainissement des finances publiques est un prérequis à la restauration de la compétitivité. L'opposition de gauche dénonce une politique de « rigueur pour les pauvres, laxisme pour les riches ».
Reforme
Économies budgétaires 1976
octobre 1976
Aucun effet de bord documente
Amorce de réduction du déficit budgétaire
Impact récessif des coupes budgétaires sur l'activité économique et l'emploi
Augmentation de la pression fiscale pesant notamment sur les ménages consommateurs via la fiscalité indirecte
L'assainissement budgétaire est indispensable pour restaurer la crédibilité économique de la France et réduire les pressions inflationnistes d'origine budgétaire.
Les économies budgétaires aggravent le chômage et la récession. L'austérité est un choix politique qui fait payer la crise aux salariés et aux plus fragiles.
Cour des comptes — Rapport sur l'exécution budgétaire 1977
Loi de finances rectificative pour 1976
Vie-publique.fr — Économies budgétaires 1976
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources