Plan d'austérité historique combinant 40 milliards de coupes budgétaires et 20 milliards de hausses d'impôts pour tenter de redresser les finances publiques.
Le gouvernement Barnier annonce un effort budgétaire de 60 milliards d'euros sur le budget 2025, le plus important depuis la création de la Ve République. Ce plan se décompose en 40 milliards d'euros de réduction de dépenses publiques (gel des pensions de retraite jusqu'à juillet, réduction des effectifs publics, coupes dans les dotations aux collectivités, économies sur l'assurance maladie) et 20 milliards d'euros de hausses de recettes fiscales (surtaxe temporaire sur les grandes entreprises réalisant plus d'un milliard de chiffre d'affaires, contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, hausse de la fiscalité sur l'électricité, report de la suppression de la CVAE).
À son arrivée à Matignon en septembre 2024, Michel Barnier découvre une situation budgétaire dégradée au-delà des prévisions officielles. L'audit des finances publiques révèle un « trou » de plusieurs dizaines de milliards. La Commission européenne met la France sous surveillance au titre de la procédure de déficit excessif. Les taux d'emprunt français se rapprochent dangereusement de ceux de l'Espagne.
Reforme
Austérité 60 milliards
octobre 2024
« Rétablir la crédibilité budgétaire de la France auprès de l'Europe et des marchés. »
Source : Discours de politique générale de Michel Barnier, octobre 2024
Écart entre promesse et réalisation
Plan non mis en œuvre, le gouvernement ayant été renversé avant l'adoption du budget.
Prise de conscience collective de la gravité de la situation budgétaire française, mettant fin au déni sur l'état réel des finances publiques
Climat anxiogène pour les ménages et les entreprises, pesant sur la consommation et l'investissement au dernier trimestre 2024
Débat public inédit sur les choix de finances publiques accumulés depuis deux décennies, avec questionnement de la stratégie du « quoi qu'il en coûte » covidien et des baisses d'impôts successives
Un ajustement budgétaire massif est inévitable pour éviter une crise de la dette souveraine. Reporter l'effort ne ferait qu'alourdir la charge d'intérêts (50 milliards en 2024) et compromettre la souveraineté financière du pays.
L'austérité en période de croissance faible est contre-productive : elle réduit l'activité, les recettes fiscales et aggrave le ratio dette/PIB. La France a besoin d'investissement public, pas de coupes aveugles dans les services publics déjà à bout de souffle.
Projet de loi de finances 2025, exposé des motifs
Haut Conseil des finances publiques, avis sur le PLF 2025
Vie-publique.fr — Austérité 60 milliards
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources