Grande concertation nationale en 14 ateliers sur l'alimentation durable et la rémunération des agriculteurs. Débouche sur la loi EGAlim.
Les États généraux de l'alimentation (EGA), lancés le 20 juillet 2017 par le Premier ministre Édouard Philippe, constituent une vaste concertation nationale associant l'ensemble des parties prenantes de la chaîne alimentaire : agriculteurs, industriels, distributeurs, consommateurs, associations environnementales et de solidarité, chercheurs. Organisés en deux chantiers et 14 ateliers sur cinq mois, les EGA portent sur deux objectifs : la création et la répartition de la valeur (relèvement des prix payés aux agriculteurs, fin de la guerre des prix) et une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous (réduction de l'utilisation des pesticides, promotion du bio, lutte contre le gaspillage alimentaire). Plus de 16 000 contributions citoyennes sont recueillies via une plateforme en ligne. Les EGA débouchent sur la loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable (loi EGAlim), promulguée le 30 octobre 2018. Le processus est salué pour sa méthode participative mais critiqué pour l'écart entre les ambitions affichées et les mesures concrètes retenues dans la loi.
La crise du revenu agricole est structurelle : le revenu moyen des agriculteurs français est parmi les plus bas d'Europe occidentale. La « guerre des prix » entre distributeurs se fait au détriment des producteurs. La transition vers une agriculture plus durable peine à se financer.
Reforme
États généraux de l'alimentation
juillet 2017
Aucun effet de bord documente
« Organiser des États généraux de l'alimentation pour repenser le modèle agricole et alimentaire français »
Source : Programme présidentiel Emmanuel Macron 2017
Écart entre promesse et réalisation
Les EGA sont organisés conformément à la promesse mais la loi EGAlim qui en résulte est jugée insuffisante.
Processus de concertation sans précédent associant toutes les parties prenantes de la chaîne alimentaire, avec une forte participation citoyenne
Écart entre les recommandations des ateliers et les mesures retenues dans la loi EGAlim : de nombreuses propositions environnementales et sociales ont été édulcorées
Les EGA ont permis un dialogue inédit entre des acteurs aux intérêts divergents. La méthode participative a créé les conditions d'un consensus minimum qui a débouché sur la loi EGAlim, première loi alimentaire globale en France.
Les EGA sont un exercice de communication politique qui a créé des attentes démesurées. La loi EGAlim n'a pas résolu le problème du revenu agricole et les engagements environnementaux sont restés volontaires. Le rapport de force économique entre distributeurs et agriculteurs n'a pas changé.
Ministère de l'Agriculture — Synthèse des États généraux de l'alimentation, décembre 2017
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675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources