Engagement militaire français dans la coalition internationale contre l'Irak après l'invasion du Koweït, opération Daguet.
Après l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein le 2 août 1990, la France s'engage dans la coalition internationale menée par les États-Unis sous mandat de l'ONU (résolution 678). L'opération Daguet déploie 18 000 militaires français, des avions Jaguar et Mirage, des navires et la division Daguet (6e division légère blindée). La France participe à l'offensive terrestre du 24-28 février 1991 (opération Tempête du désert). Mitterrand, président et chef des armées, mène une diplomatie active tentant jusqu'au bout une solution pacifique (initiatives diplomatiques de janvier 1991) avant de rejoindre la coalition. La participation française est approuvée par une large majorité à l'Assemblée nationale le 16 janvier 1991. Les pertes françaises sont limitées (2 morts au combat). L'engagement français dans la guerre du Golfe marque le retour de la France dans une opération militaire majeure aux côtés des États-Unis, rompant avec la doctrine gaulliste d'indépendance nationale. Il renforce le rang de la France au Conseil de sécurité de l'ONU.
L'Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït le 2 août 1990. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote une série de résolutions exigeant le retrait irakien, puis autorisant le recours à la force (résolution 678, novembre 1990). La France a des intérêts stratégiques au Moyen-Orient et des liens historiques avec l'Irak (vente d'armes, coopération nucléaire).
Reforme
Guerre du Golfe
septembre 1990
Affirmation du rang de la France comme puissance militaire mondiale et membre permanent du Conseil de sécurité
Démonstration de l'efficacité des forces armées françaises et de leur capacité de projection en opérations extérieures
Rupture avec la tradition gaulliste d'indépendance militaire : la France combat sous commandement américain de facto
Démission de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, opposé à la guerre et à l'alignement sur les États-Unis
L'expérience du Golfe accélère la professionnalisation des armées françaises et la réforme de la politique de défense, aboutissant à la suspension du service militaire en 1996
La participation française à la guerre du Golfe était un impératif de droit international : l'annexion du Koweït ne pouvait rester impunie. La France a agi sous mandat de l'ONU et a défendu les principes fondamentaux du droit international. Son engagement a renforcé son poids diplomatique.
La France a suivi les États-Unis dans une guerre motivée davantage par le contrôle du pétrole que par le droit international. Chevènement avait raison : cette guerre a trahi l'indépendance diplomatique de la France et a déstabilisé durablement le Moyen-Orient.
Ministère de la Défense — Opération Daguet, archives
Assemblée nationale — Débat et vote sur l'engagement français dans la guerre du Golfe, 16 janvier 1991
Vie-publique.fr — Guerre du Golfe
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources