Extension des allocations chômage à de nouvelles catégories de travailleurs et revalorisation des indemnités face à la montée du chômage.
Face à la montée du chômage consécutive au premier choc pétrolier (octobre 1973), le gouvernement Chirac étend significativement le régime d'indemnisation du chômage en 1974. L'accord interprofessionnel du 14 octobre 1974, complété par des mesures gouvernementales, crée l'allocation supplémentaire d'attente, garantissant 90 % du salaire brut antérieur pendant un an aux travailleurs licenciés pour motif économique. Le régime est étendu aux primo-demandeurs d'emploi n'ayant jamais travaillé, aux femmes seules, et aux jeunes sans qualification. Ces mesures représentent un effort financier considérable mais apparaissent nécessaires face à un chômage qui passe de 400 000 en 1974 à 900 000 en 1976. Ce système généreux sera progressivement réduit dans les années suivantes face à l'explosion du nombre de demandeurs d'emploi.
Le chômage, phénomène jusque-là marginal en France (2 % de la population active en 1973), commence à croître rapidement sous l'effet du premier choc pétrolier. Le système UNEDIC-ASSEDIC existant s'avère insuffisant pour couvrir les nouveaux chômeurs. La pression sociale est forte.
Reforme
Indemnisation chômage étendue
octobre 1974
Aucun effet de bord documente
« Protéger les travailleurs face aux conséquences sociales de la crise économique »
Source : Déclarations gouvernementales 1974
Écart entre promesse et réalisation
La protection est étendue mais ne parvient pas à endiguer la montée du chômage.
Garantie de 90 % du salaire brut pendant un an pour les licenciés économiques, protection sociale sans précédent
Coût financier croissant qui menace l'équilibre du régime d'assurance chômage
Effets désincitatifs potentiels : un taux de remplacement de 90 % peut réduire l'incitation à la recherche d'emploi
Face à un chômage de masse inédit, l'extension de l'indemnisation est une mesure de solidarité nationale indispensable pour éviter la paupérisation des travailleurs victimes de la crise. [Donnees factuelles : Taux de remplacement : 90 % du salaire brut.]
Un taux de remplacement de 90 % est économiquement insoutenable et crée des trappes à inactivité. La générosité excessive du système aggrave le problème qu'elle prétend résoudre.
Révision de la convention UNEDIC réduisant progressivement la durée et le montant de l'indemnisation
UNEDIC — Historique de l'assurance chômage
DARES — Évolution du chômage en France 1974-1980
Vie-publique.fr — Indemnisation chômage étendue
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources