Engagement des forces françaises pour neutraliser les armes lourdes de Laurent Gbagbo, permettant l'installation d'Alassane Ouattara, président élu.
Le 4 avril 2011, les forces françaises de l'opération Licorne, stationnées en Côte d'Ivoire depuis 2002, interviennent directement dans la crise post-électorale qui déchire le pays depuis le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle de novembre 2010. Agissant sous mandat de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU et en soutien à l'ONUCI, les forces françaises détruisent les armes lourdes du camp Gbagbo (blindés, lance-roquettes multiples, mortiers) qui menacent les populations civiles et les positions de l'ONU. L'intervention française, combinée à l'avancée des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) fidèles à Ouattara, permet l'arrestation de Gbagbo le 11 avril 2011. L'opération, qui mobilise environ 1 700 soldats français et des hélicoptères d'attaque, dure une semaine. Elle est critiquée par les partisans de Gbagbo comme une ingérence néocoloniale, tandis que la communauté internationale salue le rétablissement de l'ordre constitutionnel.
La Côte d'Ivoire est en crise depuis 2002. L'élection de 2010, censée clore cette crise, débouche sur un bras de fer entre Gbagbo et Ouattara. Les violences s'intensifient (massacre de Duékoué). La France a 14 000 ressortissants en Côte d'Ivoire et une base militaire à Port-Bouët. L'intervention s'inscrit dans le cadre d'accords de défense et du mandat onusien.
Reforme
Intervention en Côte d'Ivoire
avril 2011
Rétablissement de l'ordre constitutionnel : Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par l'ONU, peut exercer ses fonctions de président
Protection des civils et des ressortissants français dans un contexte de violences généralisées
Perception d'ingérence néocoloniale française en Afrique, alimentant le sentiment anti-français dans plusieurs pays du continent
Le précédent ivoirien renforce la doctrine d'intervention française en Afrique, qui sera mobilisée au Mali (2013) et en Centrafrique (2013), avant d'être remise en cause dans les années 2020
La France a agi dans le cadre strict du mandat de l'ONU pour protéger les civils et faire respecter le résultat des urnes. L'intervention a mis fin à une crise qui menaçait de dégénérer en guerre civile totale et a rétabli la démocratie.
L'intervention française s'apparente à un choix de camp déguisé en opération humanitaire. La France a pris parti pour Ouattara pour des raisons économiques et géostratégiques, perpétuant la logique de la Françafrique qu'elle prétend avoir abandonnée.
Résolution 1975 (2011) du Conseil de sécurité des Nations unies
Ministère de la Défense — Opération Licorne en Côte d'Ivoire, bilan 2011
Vie-publique.fr — Intervention en Côte d'Ivoire
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources