Renforcement de l'éducation physique à l'école avec objectif de 5 heures hebdomadaires dans le secondaire.
Le gouvernement Messmer-1 poursuit la politique de développement du sport scolaire amorcée après les Jeux olympiques de Munich (1972). Un décret du 29 octobre 1972 réaffirme l'objectif de cinq heures hebdomadaires d'éducation physique et sportive dans l'enseignement secondaire, conformément aux recommandations du secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports. Le texte prévoit la construction de nouveaux équipements sportifs dans les établissements scolaires et le recrutement de professeurs d'EPS supplémentaires. Cette réforme s'inscrit dans le contexte d'une prise de conscience nationale sur le retard sportif de la France, illustré par les résultats décevants aux JO de Munich. Elle reflète aussi la volonté pompidolienne de moderniser la société française dans toutes ses dimensions.
Les résultats français aux JO de Munich (2 médailles d'or) suscitent un débat national sur la place du sport dans l'éducation. La France accuse un retard par rapport à l'Allemagne et aux pays nordiques en matière d'équipements sportifs scolaires.
Reforme
Réforme EPS scolaire
octobre 1972
Aucun effet de bord documente
Amélioration progressive de l'offre sportive dans les établissements scolaires
L'objectif de 5 heures hebdomadaires ne sera jamais véritablement atteint, restant souvent à 3-4 heures en pratique
L'investissement dans le sport scolaire est essentiel pour la santé publique et le développement de la pratique sportive de masse, conditions de la performance sportive de haut niveau.
L'augmentation des heures d'EPS ne peut se faire qu'au détriment d'autres matières dans un emploi du temps déjà chargé. La priorité devrait aller aux savoirs fondamentaux.
Histoire de l'EPS en France — Revue STAPS
Journal Officiel de la Republique Francaise, 1972
Vie-publique.fr — Réforme EPS scolaire
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources