Création des Travaux d'Utilité Collective (TUC) et multiplication des stages pour lutter contre le chômage des jeunes.
Face à la montée du chômage des jeunes (plus de 25 % des moins de 25 ans sont au chômage en 1984), le gouvernement Mauroy-3 multiplie les dispositifs d'insertion. Les Travaux d'Utilité Collective (TUC), créés par décret du 16 mars 1984, offrent à des jeunes de 16 à 25 ans des missions d'intérêt général dans les collectivités et associations pour une indemnité de 1 200 francs par mois (mi-temps). Le programme accueillera jusqu'à 300 000 jeunes simultanément. Parallèlement, les stages de formation en entreprise et en alternance sont développés. Le rapport Schwartz de 1981 avait posé les bases de cette politique d'insertion, conduisant à la création des missions locales et des PAIO (Permanences d'Accueil, d'Information et d'Orientation). Ces dispositifs sont critiqués comme du « traitement social du chômage » ne créant pas de vrais emplois, mais ils deviennent un modèle pérenne de politique de l'emploi des jeunes.
Le chômage des jeunes explose au-dessus de 25 % malgré les promesses de relance. Les dispositifs d'insertion visent à occuper et former les jeunes en attendant une hypothétique reprise économique.
Reforme
TUC / insertion jeunes
mars 1984
Aucun effet de bord documente
« Lutter contre le chômage des jeunes par des dispositifs d'insertion et de formation »
Source : Programme des 110 propositions pour la France, 1981
Écart entre promesse et réalisation
Les dispositifs sont créés mais le chômage des jeunes continue d'augmenter.
Jusqu'à 300 000 jeunes accueillis en TUC, évitant une marginalisation sociale massive
Critique du « traitement social du chômage » : les TUC ne créent pas de vrais emplois et peuvent se substituer à des emplois normaux dans les collectivités
Les TUC et les dispositifs d'insertion ont permis de maintenir un lien social avec des centaines de milliers de jeunes en leur offrant une activité et une formation, évitant une crise sociale majeure. [Donnees factuelles : Jusqu'à 300 000 jeunes accueillis en TUC, évitant une marginalisation sociale massive : 0 → 300000 personnes.]
Le traitement social du chômage est un aveu d'échec de la politique économique. Les TUC n'offrent ni vrai salaire, ni vrai emploi, ni vraie qualification. Ils masquent les statistiques du chômage sans résoudre le problème de fond.
Décret du 16 mars 1984 relatif aux travaux d'utilité collective
Rapport DARES, Ministere du Travail
Vie-publique.fr — TUC / insertion jeunes
Source de verification : Vie-publique.fr
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