Plan de 8,5 milliards d'euros sur quatre ans axé sur la prévention de la pauvreté dès l'enfance, la formation des jeunes décrocheurs et l'accompagnement vers l'emploi.
Présenté par Emmanuel Macron le 13 septembre 2018 au Musée de l'Homme, le plan pauvreté se distingue des plans précédents par son approche préventive plutôt que curative. Il s'articule autour de cinq engagements : l'égalité des chances dès les premiers pas (accueil en crèche, petits déjeuners gratuits à l'école, cantine à 1 euro), les droits fondamentaux des enfants (lutte contre les sorties sèches de l'ASE), un parcours de formation garanti pour les jeunes (obligation de formation jusqu'à 18 ans), des droits sociaux plus accessibles (création du revenu universel d'activité, jamais concrétisée), et l'accompagnement vers l'emploi (France Travail en germe). Olivier Noblecourt est nommé délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté. Le budget de 8,5 milliards sur le quinquennat inclut notamment la revalorisation de la prime d'activité (dont le montant sera nettement augmenté après la crise des Gilets jaunes). Le plan est salué pour son ambition préventive mais critiqué pour le report du revenu universel d'activité, mesure phare qui ne sera jamais mise en œuvre.
La France compte 8,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté (14,1 % de la population en 2018). Le taux de pauvreté des enfants est particulièrement élevé (20 %). Le système de minima sociaux est jugé complexe et fragmenté (RSA, ASS, AAH, ASPA, etc.), avec un non-recours estimé à 30 % pour le RSA.
Reforme
Plan pauvreté
septembre 2018
Aucun effet de bord documente
« Lutter contre la pauvreté par la prévention et l'accompagnement, simplifier les minima sociaux en un versement social unique. »
Source : Programme En Marche!, « Protéger les plus faibles », 2017
Écart entre promesse et réalisation
Le versement social unique (devenu « revenu universel d'activité ») n'a jamais vu le jour, reporté puis abandonné.
Mise en place des petits déjeuners gratuits et cantines à 1 euro dans les écoles de quartiers prioritaires, touchant 250 000 enfants
Abandon du revenu universel d'activité, mesure phare du plan, en raison de la crise Covid puis du manque de consensus
L'approche préventive ciblant la petite enfance est la plus efficace selon les études internationales ; le plan rompt avec l'assistanat au profit de l'investissement social.
Le plan manque d'ambition budgétaire face à l'ampleur du problème et abandonne sa mesure structurante (le revenu universel d'activité), se limitant à des dispositifs périphériques.
Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, 13 septembre 2018
IGAS, Évaluation de la stratégie pauvreté, 2021
Vie-publique.fr — Plan pauvreté
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources