Plan de relance keynésien de 30,5 milliards de francs pour contrer la récession provoquée par le premier choc pétrolier.
Face à la récession de 1975 — la première baisse du PIB français depuis 1945 (−1 %) —, le Premier ministre Jacques Chirac lance en septembre 1975 un plan de relance budgétaire d'inspiration keynésienne d'un montant de 30,5 milliards de francs (environ 2 % du PIB). Le plan comprend des investissements publics accélérés (routes, logements, téléphone), des aides aux entreprises, une prime de 2 500 francs à l'achat d'automobiles, et des mesures sociales (hausse du minimum vieillesse, allocations familiales). Le plan permet une reprise temporaire de la croissance en 1976 (+4,4 %), mais aggrave le déficit budgétaire et l'inflation, alimentant les critiques de Giscard qui privilégiait la rigueur. Ce désaccord sur la politique économique contribue à la rupture entre les deux hommes et à la démission de Chirac en août 1976.
Le premier choc pétrolier (quadruplement du prix du pétrole en octobre 1973) provoque une récession mondiale. La France entre en stagflation : l'inflation atteint 14 % en 1974 tandis que le chômage progresse. Giscard hésite entre relance et rigueur, et les tensions avec Chirac s'aiguisent sur la stratégie économique.
Réforme
Plan de relance Chirac (1975)
septembre 1975
Indicateurs macro impactés
Reprise de la croissance en 1976 (+4,4 % du PIB) après la récession de 1975 (−1 %)
Soutien à l'industrie automobile et au BTP, secteurs fortement touchés par la récession
Aggravation du déficit budgétaire, passant de l'équilibre à un déficit significatif
Maintien de l'inflation à un niveau élevé (10-11 %), le plan de relance alimentant la demande sans résoudre les problèmes structurels
Aggravation des tensions Giscard-Chirac sur la politique économique, conduisant à la démission de Chirac en août 1976
Face à la pire récession depuis la guerre, la relance budgétaire est la réponse appropriée pour soutenir l'activité et l'emploi. La reprise de 1976 valide cette approche keynésienne. [Donnees factuelles : Reprise de la croissance en 1976 (+4,4 % du PIB) après la récession de 1975 (−1 %) : -1 → 4.4 %.]
La relance budgétaire aggrave l'inflation et les déficits sans traiter les causes structurelles de la crise. Une politique de rigueur aurait été plus adaptée pour assainir l'économie. [Donnees factuelles : Aggravation du déficit budgétaire, passant de l'équilibre à un déficit significatif : 0 → -2 % du PIB ; Maintien de l'inflation à un niveau élevé (10-11 %), le plan de relance alimentant la demande sans résoudre les problèmes structurels : 11.8 → 9.6 %.]
Le plan Barre d'austérité inverse la politique de relance en imposant la rigueur budgétaire
INSEE — Comptes nationaux, PIB 1975-1976 agent en recherche
Cour des comptes — Rapport sur l'exécution budgétaire 1975-1976 agent en recherche
Vie-publique.fr — Plan de relance Chirac (1975) agent en recherche
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiées via Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources