Plan de relance de 26 milliards d'euros face à la crise financière mondiale : investissements publics accélérés, soutien à la trésorerie des entreprises, prime à la casse.
Le 4 décembre 2008, Nicolas Sarkozy annonce depuis Douai un plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros (1,3 % du PIB), face à la crise financière mondiale déclenchée par la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Le plan s'articule autour de trois axes : l'accélération des investissements publics (10,5 milliards d'euros pour les infrastructures, la rénovation urbaine, la défense), le soutien à la trésorerie des entreprises (11,6 milliards via le remboursement accéléré de la TVA, du crédit d'impôt recherche et des excédents d'impôt sur les sociétés), et le soutien à l'emploi et au pouvoir d'achat (2,6 milliards : prime à la casse automobile de 1 000 euros, prime de solidarité active de 200 euros, chômage partiel facilité). La France a mieux résisté à la récession de 2009 (-2,9 %) que l'Allemagne (-5,6 %) ou le Royaume-Uni (-4,3 %), en partie grâce aux amortisseurs sociaux et à ce plan.
La crise financière mondiale de 2008, la plus grave depuis 1929, provoque la faillite de Lehman Brothers (15 septembre 2008), une panique bancaire mondiale et une récession planétaire. Sarkozy, qui préside le Conseil de l'UE au second semestre 2008, joue un rôle actif dans la coordination européenne de la réponse à la crise.
La récession française (-2,9 % en 2009) est moins profonde que la moyenne de la zone euro (-4,5 %), en partie grâce aux stabilisateurs automatiques et au plan de relance
La prime à la casse a permis la vente de 600 000 véhicules supplémentaires, soutenant l'industrie automobile et limitant les destructions d'emplois dans la filière
Creusement massif du déficit public, passant de 3,3 % en 2008 à 7,5 % du PIB en 2009, et de la dette publique de 68 % à 79 % du PIB
Le sauvetage des banques et le plan de relance transforment une crise financière privée en crise des dettes souveraines, qui frappera la zone euro dès 2010
Le plan de relance a permis d'amortir le choc de la pire crise financière depuis 1929. La France a mieux résisté que ses voisins grâce à une intervention rapide et ciblée. L'investissement public accéléré a soutenu l'activité et préservé des centaines de milliers d'emplois. [Donnees factuelles : La récession française (-2,9 % en 2009) est moins profonde que la moyenne de la zone euro (-4,5 %), en partie grâce aux stabilisateurs automatiques et au plan de relance : 0.2 → -2.9 % ; La prime à la casse a permis la vente de 600 000 véhicules supplémentaires, soutenant l'industrie automobile et limitant les destructions d'emplois dans la filière : 0 → 600000 véhicules.]
Le plan de relance est insuffisant et mal ciblé. Les mesures de soutien aux entreprises (trésorerie) ne créent pas d'activité nouvelle. Le creusement du déficit hypothèque l'avenir et conduira inévitablement à l'austérité. L'essentiel de la résistance française vient des stabilisateurs automatiques, pas du plan lui-même. [Donnees factuelles : Creusement massif du déficit public, passant de 3,3 % en 2008 à 7,5 % du PIB en 2009, et de la dette publique de 68 % à 79 % du PIB : 3.3 → 7.5 % du PIB.]
Loi n° 2009-122 du 4 février 2009 de finances rectificative pour 2009 — Plan de relance
Discours de Nicolas Sarkozy à Douai, 4 décembre 2008 — Plan de relance
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675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources