Dispositif massif d'urgence face à la pandémie : chômage partiel généralisé, prêts garantis par l'État (PGE), fonds de solidarité pour les indépendants, état d'urgence sanitaire.
Face à la pandémie de Covid-19 et au premier confinement national décrété le 17 mars 2020, le gouvernement Philippe déploie un arsenal économique sans précédent en temps de paix. La loi de finances rectificative du 23 mars 2020 et les textes suivants mettent en place : le chômage partiel étendu et pris en charge à 100 % par l'État (jusqu'à 8,8 millions de salariés au pic en avril 2020, soit un salarié sur trois), les prêts garantis par l'État (PGE) à hauteur de 300 milliards d'euros de garanties (140 milliards effectivement distribués), le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et micro-entrepreneurs (compensation de la perte de chiffre d'affaires), le report de cotisations sociales et fiscales, et les aides sectorielles (tourisme, restauration, culture, événementiel).
Le Covid-19 frappe la France à partir de février 2020. Le premier confinement (17 mars - 11 mai 2020) met à l'arrêt la quasi-totalité de l'économie. Le PIB chute de 7,9 % en 2020, la plus forte récession depuis la Seconde Guerre mondiale. La France, comme l'ensemble des pays européens, engage des moyens budgétaires considérables, rendus possibles par la suspension des règles budgétaires européennes et les achats massifs d'obligations souveraines par la BCE.
Reforme
Plan d'urgence Covid-19
mars 2020
Le chômage partiel a préservé l'emploi : le taux de chômage ne monte qu'à 8,1 % fin 2020 malgré une récession de -7,9 %
Les PGE ont évité une vague de faillites massives : les défaillances d'entreprises baissent de 38 % en 2020 par rapport à 2019
Explosion de la dette publique : de 97,6 % du PIB fin 2019 à 114,6 % fin 2020, soit +17 points en un an
Effets d'aubaine sur les PGE : certaines entreprises saines ont emprunté sans besoin réel, d'autres ne pourront jamais rembourser
Création d'un précédent de dépense publique massive (« quoi qu'il en coûte ») rendant plus difficile le retour à la discipline budgétaire
Le « quoi qu'il en coûte » a sauvé le tissu économique français et préservé des millions d'emplois. La France a mieux amorti le choc que la plupart de ses voisins grâce à l'ampleur de l'intervention publique. [Donnees factuelles : Le chômage partiel a préservé l'emploi : le taux de chômage ne monte qu'à 8,1 % fin 2020 malgré une récession de -7,9 % : 7.1 → 8.1 %.]
L'aide indiscriminée a maintenu en vie des entreprises zombies, alimenté l'inflation future par la création monétaire, et laissé une dette colossale que devront rembourser les générations futures. [Donnees factuelles : Explosion de la dette publique : de 97,6 % du PIB fin 2019 à 114,6 % fin 2020, soit +17 points en un an : 97.6 → 114.6 % PIB.]
Loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de finances rectificative pour 2020, Légifrance
Cour des comptes, Les dépenses publiques pendant la crise et le bilan opérationnel de leur utilisation, 2021
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources