Organisation des élections législatives des 10 et 17 juin 2012, donnant une majorité absolue au PS et ses alliés.
Les élections législatives des 10 et 17 juin 2012 se tiennent dans la foulée de l'élection présidentielle remportée par François Hollande le 6 mai. Il ne s'agit pas d'une dissolution — les élections étaient prévues de droit après le quinquennat — mais leur organisation sous le gouvernement Ayrault 1 est déterminante pour la suite du mandat. Le Parti socialiste et ses alliés obtiennent une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec 331 sièges sur 577, dont 280 pour le PS seul. L'UMP passe de 313 à 194 sièges. Le Front national fait son retour à l'Assemblée avec 2 députés (Marine Le Pen et Gilbert Collard). Le Front de gauche obtient 10 sièges. EELV conserve 17 sièges dans le cadre de l'accord électoral avec le PS. Cette majorité confortable permet au gouvernement d'engager son programme législatif sans craindre de blocage parlementaire, même si des tensions internes entre l'aile gauche du PS et la ligne sociale-libérale émergeront progressivement.
Depuis l'instauration du quinquennat en 2000 et l'inversion du calendrier électoral, les législatives suivent immédiatement la présidentielle, créant un effet de confirmation quasi systématique. Le nouveau président bénéficie d'une dynamique électorale favorable.
Reforme
Législatives juin 2012
juin 2012
Majorité absolue à l'Assemblée nationale (331 sièges PS et alliés) permettant la mise en œuvre du programme présidentiel
Taux d'abstention élevé au second tour (44,6 %), révélateur d'une crise de la représentation politique
Retour du Front national à l'Assemblée avec 2 députés après 15 ans d'absence, signal de l'ancrage électoral du parti
La majorité obtenue par le PS et ses alliés est le fruit légitime du suffrage universel et traduit la volonté de changement exprimée par les Français lors de la présidentielle. Elle donne au gouvernement les moyens d'agir conformément à son programme. [Donnees factuelles : Majorité absolue à l'Assemblée nationale (331 sièges PS et alliés) permettant la mise en œuvre du programme présidentiel : 227 → 331 sièges.]
La majorité absolue du PS masque un déficit de participation croissant. L'effet mécanique du quinquennat et de l'inversion du calendrier réduit les législatives à une simple confirmation, affaiblissant le rôle du Parlement comme contre-pouvoir. [Donnees factuelles : Taux d'abstention élevé au second tour (44,6 %), révélateur d'une crise de la représentation politique : 40 → 44.6 %.]
Ministère de l'Intérieur — Résultats des élections législatives 2012
Conseil constitutionnel — Proclamation des résultats des élections législatives 2012
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources