Déploiement de 10 000 militaires sur le territoire national (Sentinelle), création de postes dans la police, la justice et le renseignement.
En réponse aux attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher — 17 morts) puis de novembre 2015 (Bataclan, terrasses — 130 morts) et de juillet 2016 (Nice — 86 morts), le gouvernement Valls met en place un renforcement sécuritaire sans précédent. L'opération Sentinelle, lancée le 12 janvier 2015, déploie jusqu'à 10 000 militaires sur le territoire national pour sécuriser les sites sensibles (lieux de culte, écoles, transports, événements publics). Deux plans de lutte antiterroriste (janvier et novembre 2015) prévoient la création de 8 500 postes dans la police, la gendarmerie, la justice et les services de renseignement sur la période 2015-2017. Le budget de la défense est sanctuarisé puis augmenté, inversant la trajectoire de baisse prévue par la loi de programmation militaire. Le parquet national antiterroriste voit ses moyens renforcés. Le plan VIGIPIRATE est réformé avec un nouveau système à trois niveaux. Ces mesures représentent un effort budgétaire cumulé de plus de 3,5 milliards d'euros sur la période 2015-2017, financé par un desserrement de la trajectoire de réduction du déficit public.
La France subit en 18 mois trois attentats majeurs : Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher (janvier 2015, 17 morts), le Bataclan et les terrasses parisiennes (novembre 2015, 130 morts), la promenade des Anglais à Nice (juillet 2016, 86 morts). La menace terroriste islamiste atteint un niveau sans précédent avec le retour de combattants français de Syrie et d'Irak.
Reforme
Plan Sentinelle et renforcement sécuritaire
janvier 2015
Création de 8 500 postes dans les forces de sécurité et le renseignement entre 2015 et 2017, inversant la tendance à la réduction des effectifs
Démantèlement de plusieurs cellules terroristes et déjouement de dizaines d'attentats grâce au renforcement des moyens de renseignement
L'opération Sentinelle mobilise 10 000 militaires, épuisant les forces armées et réduisant leur capacité de projection extérieure
Coût budgétaire de 3,5 milliards d'euros sur trois ans, aggravant le dépassement de la trajectoire de réduction du déficit
L'opération Sentinelle a rendu visible la présence militaire dans la vie quotidienne, modifiant durablement le rapport des Français à la sécurité et créant une accoutumance à la militarisation de l'espace public
Le renforcement sécuritaire était indispensable face à la menace terroriste la plus grave depuis la guerre d'Algérie. Les moyens supplémentaires ont permis de déjouer des dizaines d'attentats. L'opération Sentinelle rassure la population et protège les lieux sensibles. La France ne pouvait pas continuer à réduire ses effectifs de sécurité dans ce contexte. [Donnees factuelles : Création de 8 500 postes dans les forces de sécurité et le renseignement entre 2015 et 2017, inversant la tendance à la réduction des effectifs : 0 → 8500 postes.]
L'opération Sentinelle est un dispositif de communication plus que de sécurité : des patrouilles prévisibles sont des cibles potentielles, pas des moyens de protection efficaces. Les militaires ne sont pas formés à la sécurité intérieure. Le renforcement sécuritaire massif n'a pas empêché l'attentat de Nice (juillet 2016). L'efficacité réside dans le renseignement ciblé, pas dans la militarisation de l'espace public.
Premier ministre — Plan de lutte contre le terrorisme, 21 janvier 2015
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675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources