Gestion rigoureuse des affaires courantes par le gouvernement Cazeneuve, assurant la continuité de l'État et la transition vers le quinquennat suivant.
Nommé Premier ministre le 6 décembre 2016 après la démission de Manuel Valls (candidat à la primaire socialiste), Bernard Cazeneuve dirige un gouvernement de fin de mandat chargé d'assurer la continuité de l'État pendant les cinq derniers mois du quinquennat Hollande. Ancien ministre de l'Intérieur unanimement respecté pour sa gestion de la crise terroriste, Cazeneuve forme un gouvernement resserré de 18 membres, maintenant les principaux ministres en poste (Le Drian à la Défense, Le Foll à l'Agriculture, Sapin aux Finances).
Manuel Valls quitte Matignon le 6 décembre 2016 pour se lancer dans la primaire socialiste de janvier 2017. François Hollande a renoncé à se représenter le 1er décembre 2016, premier président de la Ve République à ne pas briguer un second mandat. La gauche est profondément divisée entre Valls, Hamon, Mélenchon et Macron. Le gouvernement Cazeneuve doit assurer la continuité de l'État dans ce contexte de fin de règne.
Reforme
Stabilisation fin de mandat
janvier 2017
Aucun effet de bord documente
Transition ordonnée du pouvoir assurée : passation fluide avec le gouvernement Édouard Philippe le 15 mai 2017
Image de sérieux et de dignité du dernier gouvernement Hollande, Cazeneuve étant crédité de 46 % de bonnes opinions contre 18 % pour Valls à son départ
Incapacité structurelle d'un gouvernement de fin de mandat à engager des réformes, laissant plusieurs chantiers en suspens (retraites, formation professionnelle, assurance chômage)
Bernard Cazeneuve a assuré une fin de quinquennat digne et ordonnée dans un contexte politique chaotique (président renonçant, Premier ministre candidat, gauche éclatée). Sa gestion sobre et rigoureuse a démontré que la continuité de l'État prévaut sur les ambitions personnelles. Il est le dernier Premier ministre socialiste et a sauvé l'honneur de la fonction. [Donnees factuelles : Image de sérieux et de dignité du dernier gouvernement Hollande, Cazeneuve étant crédité de 46 % de bonnes opinions contre 18 % pour Valls à son départ : 18 → 46 % de bonnes opinions.]
Le gouvernement Cazeneuve illustre la paralysie d'un pouvoir en fin de course. Cinq mois d'inaction alors que le pays fait face à un chômage de masse, une menace terroriste et une crise migratoire. La nomination de Cazeneuve est un aveu d'échec : Hollande n'a plus de projet politique et se contente de gérer la fin.
Décret du 6 décembre 2016 portant nomination du Premier ministre
Décret du 7 décembre 2016 relatif à la composition du Gouvernement
Vie-publique.fr — Stabilisation fin de mandat
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources