Traité franco-allemand actualisant le traité de l'Élysée de 1963, approfondissant la coopération en matière de défense, d'économie et de politique transfrontalière.
Le 22 janvier 2019, Macron et Merkel signent le traité d'Aix-la-Chapelle. Il actualise le traité de l'Élysée de 1963 avec 28 articles en sept chapitres. En matière de défense, les deux pays s'engagent à une clause d'assistance mutuelle et au développement du SCAF. Le volet économique prévoit un espace économique plus intégré. Le volet transfrontalier est novateur : les collectivités obtiennent le droit d'adapter les normes nationales. Le traité crée une Assemblée parlementaire franco-allemande de 100 membres.
Le Brexit recentre le projet européen sur le couple franco-allemand. En France, le mouvement des Gilets jaunes bat son plein. L'extrême droite des deux pays dénonce une « trahison de la souveraineté nationale ».
Reforme
Traité d'Aix-la-Chapelle
janvier 2019
Aucun effet de bord documente
« Macron avait proposé un approfondissement de la relation franco-allemande dans son discours de la Sorbonne. »
Source : Discours de la Sorbonne, 26 septembre 2017
Écart entre promesse et réalisation
Le traité est moins ambitieux que la vision de Sorbonne.
Création de l'Assemblée parlementaire franco-allemande, première institution parlementaire binationale au monde
Le traité reste largement déclaratif : les projets industriels communs (SCAF, MGCS) accumulent les retards
Le traité renouvelle le socle de la relation franco-allemande, pilier de la construction européenne. La clause de défense mutuelle et les projets communs renforcent l'autonomie stratégique européenne.
Le traité est un exercice de communication diplomatique qui masque les divergences franco-allemandes sur les questions essentielles. La France y fait plus de concessions que l'Allemagne.
Traité d'Aix-la-Chapelle, 22 janvier 2019
IFRI — Le traité d'Aix-la-Chapelle, bilan à mi-parcours, 2023
Source de verification : EUR-Lex
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources