Refondation de l'école avec 60 000 postes créés, réforme des rythmes scolaires et priorité au primaire.
La loi du 8 juillet 2013, portée par le ministre Vincent Peillon, engage une refondation de l'école de la République articulée autour de plusieurs axes. Elle programme la création de 60 000 postes dans l'Éducation nationale sur le quinquennat (dont 54 000 enseignants), rétablissant la formation initiale des enseignants via les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE). Elle affirme la priorité au primaire, crée un service public du numérique éducatif, et instaure l'enseignement moral et civique. La mesure la plus controversée est la réforme des rythmes scolaires, passant de la semaine de 4 jours à 4,5 jours avec des activités périscolaires l'après-midi. Cette réforme suscite une opposition massive des maires (coût estimé à 600 millions d'euros pour les communes), des enseignants et des parents. Benoît Hamon, puis Najat Vallaud-Belkacem, assoupliront le dispositif. La réforme des rythmes sera finalement largement abandonnée sous le quinquennat Macron avec le retour possible à la semaine de 4 jours.
La France recule dans les classements PISA (15e en 2009, 25e en 2012 pour les mathématiques). Nicolas Sarkozy avait supprimé 80 000 postes dans l'Éducation nationale entre 2007 et 2012. La formation des enseignants avait été « mastérisée » sans volet pratique.
Reforme
Refondation de l'école
juillet 2013
Schema recurrent — 19 tentatives
Des reformes similaires ont ete tentees a d'autres epoques
« Engagement n° 36 : « Je créerai en 5 ans 60 000 postes supplémentaires dans l'éducation » »
Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012
Écart entre promesse et réalisation
Promesse tenue en termes de création de postes (environ 54 000 sur le quinquennat), mais la refondation pédagogique reste inachevée.
Création effective d'environ 54 000 postes dans l'Éducation nationale sur le quinquennat
Rétablissement de la formation initiale des enseignants via les ESPE, incluant un volet pratique
La réforme des rythmes scolaires suscite une opposition massive et son coût pour les communes est estimé à 600 millions d'euros par an
Pas d'amélioration significative des résultats PISA : la France reste au 26e rang en mathématiques en 2015
La réforme des rythmes scolaires sera largement défaite sous Macron (retour au choix entre 4 et 4,5 jours), illustrant l'instabilité des politiques éducatives
La refondation de l'école est une réponse nécessaire au déclin des résultats scolaires français et aux suppressions de postes du quinquennat précédent. La priorité au primaire, la formation des enseignants et les 60 000 postes constituent un investissement dans l'avenir. Les rythmes scolaires sont conformes aux recommandations des chronobiologistes. [Donnees factuelles : Création effective d'environ 54 000 postes dans l'Éducation nationale sur le quinquennat : 0 → 54000 postes.]
La refondation de l'école est une réforme quantitative (postes) plutôt que qualitative (pédagogie). Les 60 000 postes ne changeront rien si le système n'est pas réformé en profondeur. La réforme des rythmes est imposée sans concertation suffisante avec les communes et les enseignants, et son coût est disproportionné par rapport aux bénéfices attendus. [Donnees factuelles : La réforme des rythmes scolaires suscite une opposition massive et son coût pour les communes est estimé à 600 millions d'euros par an : 0 → 600 millions € ; Pas d'amélioration significative des résultats PISA : la France reste au 26e rang en mathématiques en 2015 : 25 → 26 rang.]
Le ministre Blanquer permet aux communes de revenir à la semaine de 4 jours, défaisant la réforme des rythmes scolaires.
OCDE — Résultats PISA 2015, France
Source de verification : Legifrance — Voir le texte officiel
675 réformes vérifiéesvia Légifrance, EUR-Lex et sources officielles. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources